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13 septembre 2026

« J’ai mes règles » : la patineuse Amber Glenn aborde le tabou des menstruations aux JO d’hiver et espère faire bouger les choses

Un tabou persistant dans le sport de haut niveau

Les propos d’Amber Glenn ont trouvé un écho international, tant les témoignages publics sur cette question demeurent rares. Dans un univers où la performance est analysée à la seconde près, les contraintes physiologiques féminines restent souvent reléguées au silence.

Pourtant, les cycles menstruels peuvent influencer l’endurance, la coordination, la récupération ou encore l’état psychologique. Des études scientifiques s’intéressent de plus en plus à ces paramètres, mais leur intégration dans les programmes d’entraînement reste inégale selon les disciplines et les pays.

D’autres voix se sont élevées

Amber Glenn n’est pas la première à aborder ce sujet. Lors de ces mêmes Jeux, la biathlète italienne Dorothea Wierer avait évoqué, après une cinquième place en individuelle, les difficultés liées à son cycle. Elle expliquait avoir peiné physiquement, rappelant que cette réalité revient chaque mois pour les sportives.

Ces prises de parole contribuent à normaliser une dimension longtemps ignorée, en rappelant que les performances féminines ne peuvent être évaluées sans prendre en compte l’ensemble des facteurs physiologiques.

Vers une évolution des mentalités ?

Les Jeux de Milan-Cortina pourraient ainsi marquer une étape symbolique. En exposant publiquement cette réalité, Amber Glenn a déplacé le débat sur la place publique, invitant fédérations et entraîneurs à intégrer pleinement ces paramètres dans la préparation des athlètes.

Au-delà du classement final, son intervention souligne un enjeu plus large : la reconnaissance des spécificités biologiques dans le sport de haut niveau. Briser le silence ne diminue pas la performance ; au contraire, cela permet de mieux comprendre et accompagner celles qui la réalisent.

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