« Elles souffrent d’avoir des mots de personnes qui pensent qu’elles ne sont pas les filles légitimes de Johnny », confie-t-elle avec émotion. Selon elle, Jade et Joy subissent non seulement des insultes sexistes, mais aussi des propos racistes, des menaces de mort, et des accusations blessantes.
Les termes employés par certains internautes sont d’une brutalité sans filtre : « bâtardes », « bol de riz », « voleuses d’héritage »… Une rhétorique abjecte qui met en lumière le racisme latent et la cruauté d’une partie du public envers ces deux adolescentes.
Une force transmise malgré les tempêtes

Pour faire face, Laeticia mise sur le dialogue et les valeurs. « On en parle, j’essaie de les protéger, à travers les valeurs que je leur ai transmises, cette force d’amour, cette force de vie », explique-t-elle. Un combat de mère, mais aussi une volonté farouche de préserver l’intégrité psychologique de ses enfants dans un monde numérique impitoyable.
Jade et Joy, comme tant d’autres jeunes exposés, deviennent aujourd’hui les symboles d’une génération attaquée pour ce qu’elle est, ce qu’elle montre, ce qu’elle incarne. Une génération qui, bien que digitalement native, n’est pas préparée à l’acharnement brutal que permet l’anonymat en ligne.
À l’heure où les réseaux sociaux peuvent détruire en quelques clics, l’histoire de Jade et Joy rappelle l’urgence de repenser notre rapport à la parole publique, à la bienveillance, et au respect de la vie privée.
