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28 juillet 2026

IST : un homme sur trois est porteur du papillomavirus

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Pourtant, de nouvelles données internationales montrent que le HPV circule massivement dans la population masculine, révélant un enjeu sanitaire majeur et encore trop ignoré.

Pour comprendre l’ampleur réelle du phénomène, des chercheurs espagnols de l’Institut catalan d’oncologie ont passé en revue près de trois décennies d’études. Ils ont retenu 65 travaux scientifiques portant sur plus de 44 000 hommes, issus de 35 pays, une base suffisamment large pour dresser une cartographie fiable de la prévalence mondiale du virus. Leur objectif : mesurer l’infection génitale au HPV chez les hommes, un aspect longtemps relégué au second plan.

Un réservoir d’infection largement sous-estimé

Les résultats sont sans appel. Selon la synthèse publiée dans The Lancet, près d’un homme sur trois dans le monde est porteur d’au moins un type de HPV génital, et environ un sur cinq abrite une forme dite “à haut risque”, associée aux cancers ORL ou anaux. Ces chiffres confirment que les hommes sexuellement actifs, indépendamment de leur âge, représentent un réservoir majeur de transmission. La circulation du virus ne concerne donc pas uniquement les femmes, mais l’ensemble de la population sexuellement active, ce qui impose de repenser les stratégies de prévention.

Des risques réels et encore trop méconnus

Le papillomavirus est surtout connu pour son rôle dans les cancers du col de l’utérus chez les femmes. Mais ses conséquences chez les hommes sont tout aussi préoccupantes. Les variants agressifs du virus peuvent provoquer des cancers ORL, anaux ou pénieniens, des pathologies souvent diagnostiquées tardivement, faute d’information et de dépistage. Cette méconnaissance contribue à alimenter la transmission silencieuse du HPV dans de nombreux pays.

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