L’urgence d’inclure les hommes dans les politiques de prévention

Pour les chercheurs, les conclusions sont claires : impossible de réduire l’impact sanitaire du HPV sans intégrer pleinement les hommes dans les campagnes de prévention. Vacciner uniquement les filles ne suffit pas à casser les chaînes de transmission, et laisse intacte une large partie du réservoir viral. Les scientifiques plaident donc pour une approche globale, incluant éducation, vaccination et sensibilisation masculine.
Une politique vaccinale encore insuffisante en France
En France, la Haute Autorité de santé recommande depuis plusieurs années la vaccination des garçons de 11 à 14 ans, une décision alignée sur de nombreux pays européens. La Ligue contre le cancer, elle, réclame une obligation vaccinale pour tous les adolescents, filles et garçons, prise en charge à 100 %, afin de prévenir les quelque 6 400 cancers annuels attribuables aux HPV dans l’Hexagone. Une mesure jugée indispensable pour faire reculer durablement cette infection omniprésente.
