La famille cherche désespérément un soignant
Après lui avoir administré deux médicaments, dont un antibiotique, l’infirmière quitte le service vers 19 h 35. D’après ses proches, l’état du septuagénaire continue ensuite de se détériorer rapidement.
Son épouse affirme avoir actionné à plusieurs reprises la sonnette d’urgence située au-dessus du lit, sans obtenir de réponse. « Personne n’est venu », raconte-t-elle. Sa fille dit également avoir parcouru les couloirs en criant et en frappant aux portes des bureaux et des salles d’astreinte.
Il meurt avant l’arrivée d’un premier soignant
Pendant une vingtaine de minutes, la famille affirme ainsi être restée seule alors que le patient suffoquait sous ses yeux. « C’était devenu un hôpital fantôme, vidé de son personnel », témoigne sa fille.
L’homme est finalement mort peu avant 20 heures, avant qu’un premier soignant ne se présente, selon le récit de ses proches. Un médecin arrivé par la suite aurait reconnu devant la famille l’existence d’un « dysfonctionnement dans le service ce soir-là ».
Une enquête administrative désormais ouverte
La famille a porté plainte et saisi l’Agence régionale de santé ainsi que le procureur de la République. Elle souhaite désormais comprendre pourquoi personne n’aurait répondu à ses appels alors que l’état du patient nécessitait, selon elle, une intervention urgente.
Le Groupement hospitalier Nord-Dauphiné, dont dépend l’établissement, a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative, notamment sur les horaires et les effectifs présents ce soir-là. « Nous ne pouvons accepter de tels dysfonctionnements s’ils sont avérés », a indiqué l’établissement, qui n’a pas souhaité commenter davantage la prise en charge médicale en raison du secret médical.
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