À l’approche des échéances électorales, les débats s’invitent jusque dans l’intimité des foyers.

Chez Pascal Praud, les discussions politiques ne se limitent pas aux plateaux télé. Dans un édito publié en 2017, le journaliste racontait avec franchise les divergences d’opinions au sein même de sa famille.
Connu pour ses prises de position tranchées sur CNews, Pascal Praud n’a jamais fait mystère de ses convictions. Mais à la maison, l’uniformité n’est pas de mise. Dans un texte publié sur RTL en 2017, à une semaine du premier tour de la présidentielle, il décrivait une famille “en ordre dispersé”.
Il y confiait, non sans ironie, que sa fille Morgane, alors âgée de 23 ans, comptait voter pour Jean-Luc Mélenchon. Une divergence assumée, traitée avec humour mais révélatrice d’un véritable clivage générationnel.
Des débats animés autour de la table

Dans ce même édito, le journaliste mentionnait également que sa seconde fille, Tiphaine, n’était pas inscrite sur les listes électorales. Quant à la benjamine, Lou, elle aurait fini par se lasser des discussions trop fréquentes autour de la politique familiale.
Pascal Praud observait une tendance marquée : les grands-parents plus ancrés à droite, les plus jeunes affichant des positions différentes. Il évoquait aussi des souvenirs politiques plus anciens, notamment la soirée du 10 mai 1981, date de l’élection de François Mitterrand, qui avait profondément marqué sa mère. Les repas de famille deviennent ainsi le théâtre d’échanges parfois vifs, mais jamais rompus.
Une divergence sans rupture affective

Si le journaliste revendique une sensibilité classée à droite, sa fille Morgane, interrogée par Le Parisien, expliquait que ces désaccords nourrissaient le débat plutôt qu’ils ne l’envenimaient. Selon elle, son père ne cherche pas à être aimé pour ses opinions.
La liberté d’expression semble constituer la règle implicite du foyer, chacun étant libre de défendre ses convictions sans craindre l’exclusion affective.
Au-delà de la politique, des passions communes
Malgré ces divergences, la famille partage d’autres centres d’intérêt. Le cinéma, notamment, occupe une place particulière. Morgane racontait avoir découvert grâce à son père les œuvres de Claude Sautet ou les films portés par Jean-Paul Belmondo et Alain Delon.










