La nuit du Nouvel An devait être festive et légère. Elle s’est transformée en un cauchemar absolu.

À Crans-Montana, un incendie survenu dans un bar de nuit a semé la mort et la panique, laissant derrière lui des dizaines de victimes et des survivants marqués à vie par des scènes d’une violence inouïe.
Dans la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026, un incendie éclate dans un bar de nuit de Crans-Montana, station huppée des Alpes suisses. Vers 1h30 du matin, alors que les festivités battent leur plein, le feu prend au sous-sol de l’établissement Le Constellation, provoquant en quelques instants un embrasement généralisé. Une explosion survient sous l’effet des flammes, plongeant le lieu dans un chaos total.
Un bilan humain lourd et encore incertain
Selon les premières informations communiquées par les autorités suisses, près de quarante personnes ont perdu la vie et plus d’une centaine ont été blessées, dont une majorité grièvement. Plusieurs personnes sont également portées disparues. L’identification des victimes s’avère particulièrement complexe, en raison de brûlures sévères rendant certains corps et blessés difficilement reconnaissables.

« Tout le monde devenait fou » : le témoignage glaçant des rescapés
Au micro de BFMTV, Laeticia, 17 ans, décrit une scène de panique absolue. Elle raconte avoir été écrasée par la foule, entourée de personnes gravement brûlées, dont une jeune fille au regard terrorisé, les vêtements et les cheveux en flammes. Autour d’elle, des blessés gisent au sol, certains en cours de réanimation, dans un décor jonché de sang et de corps inertes. « C’étaient des images horribles », confie-t-elle, encore sous le choc.
Des vies sauvées par des gestes instinctifs
Par miracle, Laeticia est extraite du brasier par un inconnu. Un geste de solidarité qui lui a sauvé la vie, au milieu d’une panique généralisée. D’autres survivants doivent leur salut à des décisions prises en une fraction de seconde, guidées par un instinct de survie brutal mais salvateur.
La fuite impossible et la bousculade mortelle

Nathan, interrogé par France 2, se trouvait à l’extérieur lorsque l’incendie s’est déclaré. Il raconte les escaliers envahis par la foule, les cris, les chutes, la peur viscérale. Endeuillé par la perte d’au moins quatre amis, il décrit des scènes qu’il dit ne pas parvenir à effacer de sa mémoire.
Des images gravées à jamais
Nathan évoque les premiers brûlés traversant la route, certains sans vêtements, la peau ravagée, appelant à l’aide dans un état effroyable. « Ce sont des images difficiles à me sortir de la tête », confie-t-il, encore incrédule face à ce qu’il a vécu, comme suspendu entre la réalité et l’impression d’un cauchemar dont il espère se réveiller.
Piégé au sous-sol, le choix de la survie
Axel, 17 ans, se trouvait au sous-sol lorsque l’incendie s’est propagé. La fumée rend l’air irrespirable, la visibilité quasi nulle, et aucune issue de secours ne semble accessible. Caché derrière une table, il est convaincu un instant que sa fin est proche. Porté par l’instinct, il parvient finalement à briser une fenêtre pour s’échapper, suivi par d’autres jeunes. Un acte désespéré, mais décisif.









