De nouveaux éléments issus de la vidéosurveillance viennent bouleverser l’enquête sur l’incendie meurtrier de Crans-Montana.

Les images, désormais accessibles aux avocats des parties civiles, livrent une version des faits en contradiction avec les déclarations de la gérante de l’établissement, ravivant la douleur des familles des victimes.
La justice suisse a autorisé les représentants des parties civiles à consulter les enregistrements provenant de 14 caméras de surveillance, offrant une reconstitution précise des événements. Selon les informations relayées par le quotidien italien Il Messaggero, le contenu de ces vidéos contredit directement les déclarations de Jessica Moretti, propriétaire de l’établissement. Jusqu’à présent, celle-ci affirmait avoir agi dans un réflexe de survie, soutenant avoir tenté de donner l’alerte avant de quitter les lieux dans un contexte de panique.
Une implication présumée dans le départ de feu

Les images examinées, d’une durée d’environ huit minutes, dressent un tableau bien différent. D’après les avocats ayant pu les visionner, Jessica Moretti aurait elle-même allumé des cierges magiques, élément susceptible d’avoir contribué au déclenchement de l’incendie. Ce point, s’il est confirmé par l’enquête, viendrait alourdir considérablement les responsabilités dans ce drame qui a fait 41 morts et de nombreux blessés. Pour préserver les familles, les autorités ont réalisé des montages spécifiques permettant de visionner les séquences sans être exposé à l’intégralité des scènes.
Une fuite rapide au cœur de la panique

Toujours selon les témoignages recueillis, les images montreraient la gérante quittant les lieux précipitamment. Elle apparaîtrait en train de fuir, traversant la foule et quittant le bar parmi les premiers, sans alerter les personnes présentes. Certains récits évoquent également des mouvements brusques, la décrivant bousculant des jeunes rassemblés près de la scène. Elle aurait ensuite emprunté les escaliers pour se mettre à l’abri, sans intervenir pour organiser l’évacuation ni prévenir le personnel de sécurité.
La diffusion de ces éléments provoque une vive émotion parmi les proches des victimes. Les familles dénoncent un comportement jugé incompréhensible et profondément choquant, estimant que la gérante aurait privilégié sa propre sécurité sans chercher à avertir les autres.










