Le drame survenu à Crans-Montana continue de livrer son terrible bilan humain. Parmi les dernières victimes identifiées figure Noa Thévenot El Kaim Billah, un adolescent de 14 ans, emporté par l’incendie meurtrier qui a ravagé un bar de la station suisse.

Âgé de seulement 14 ans, Noa Thévenot El Kaim Billah est le plus jeune des quarante morts recensés après l’incendie qui a frappé un établissement de Crans-Montana, faisant également plus d’une centaine de blessés. Son identité n’a été confirmée que plusieurs jours après les faits, illustrant la complexité et la violence de ce drame hors norme qui a secoué la Suisse et bien au-delà de ses frontières.
Une annonce tardive, une douleur décuplée
La confirmation officielle de son décès est parvenue à ses proches le dimanche 4 janvier, soit plus de trois jours après la catastrophe. Ce délai a prolongé l’angoisse d’une famille déjà meurtrie, comme l’a confié un membre de son entourage. L’information n’a été rendue publique que le lendemain, lorsque plusieurs clubs liés à son parcours sportif ont tenu à saluer sa mémoire par des hommages empreints d’émotion.
L’hommage appuyé du FC Sochaux-Montbéliard
Parmi les premiers messages publiés, celui du FC Sochaux-Montbéliard a particulièrement marqué les esprits. Bien que Noa n’ait pas évolué directement sous ses couleurs, il nourrissait l’espoir d’intégrer un jour son centre de formation. Le lien avec le club était aussi familial, son père, Xavier Thévenot, ayant joué un rôle déterminant dans le sauvetage financier du FCSM en 2023, en s’engageant comme membre du conseil de surveillance aux côtés d’actionnaires locaux et de supporters.
Des mots forts face à l’indicible

Dans un communiqué sobre et poignant, le club sochalien a exprimé sa solidarité avec la famille endeuillée. « Une indicible souffrance », écrit-il, en adressant ses pensées à l’ensemble des personnes affectées par la tragédie. Un message rejoint par celui du Racing Besançon, autre club marqué par le passage du jeune joueur et profondément touché par sa disparition.
Le Racing Besançon, une seconde famille
Noa avait porté les couleurs du Racing Besançon durant plusieurs années, des catégories U6 à U11. Au-delà du joueur, c’est l’enfant que le club pleure aujourd’hui, décrit comme « une perle », un garçon doux et respectueux, selon son secrétaire général. Ces témoignages dessinent le portrait d’un adolescent apprécié de tous, aussi bien pour ses qualités sportives que humaines.
Une nouvelle vie en Suisse, un dernier club

Installé dans la région genevoise depuis 2022, Noa vivait avec son père et poursuivait sa formation footballistique au Lancy FC. Le club suisse a annoncé la mise en place d’une cellule de soutien psychologique en lien avec les autorités locales. Par respect pour la famille, aucune autre communication ne sera faite dans l’immédiat, a précisé la direction, soulignant la nécessité du recueillement.
Une lignée façonnée par le ballon rond
Le football occupait une place centrale dans l’histoire familiale de Noa. Son père avait intégré la direction du Racing Besançon, ses oncles y avaient joué, et son grand-père était lui aussi très engagé dans ce milieu. Une passion transmise de génération en génération, brutalement interrompue par une tragédie dont les circonstances restent encore floues, notamment sur les raisons de la présence du jeune garçon dans le bar au moment de l’incendie.










