Plus de 2 000 hectares ont déjà été parcourus par les flammes et près d’un millier de personnes ont été évacuées. Parallèlement aux opérations sur le terrain, plusieurs enquêtes tentent de déterminer l’origine des différents départs de feu.
Les sapeurs-pompiers poursuivent leur lutte contre un incendie majeur qui touche la forêt de Fontainebleau depuis dimanche 12 juillet. Les conditions rencontrées sur le terrain compliquent particulièrement leur intervention : les sols sont très secs et le vent peut favoriser la reprise ou la propagation des flammes.
Malgré l’important dispositif déployé, le feu n’était toujours pas considéré comme fixé, obligeant les équipes mobilisées à maintenir une surveillance constante des différents secteurs touchés.
L’ampleur du sinistre est exceptionnelle pour la région. Selon les informations communiquées, plus de 2 000 hectares de forêt ont été parcourus par les flammes en seulement deux jours, faisant de cet épisode l’un des incendies les plus importants observés dans le secteur depuis le début du XXᵉ siècle.
La question de l’origine des différents départs de feu occupe désormais une place centrale dans les investigations. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait indiqué lundi que la possibilité d’une origine volontaire faisait partie des pistes examinées.
Les enquêtes menées depuis ont conduit au placement en garde à vue de plusieurs personnes. Certaines ont reconnu être à l’origine de départs de feu distincts, selon les éléments communiqués mardi par la procureure de la République de Fontainebleau, Diane Ngomsik.
