À deux ans de l’échéance présidentielle, la question migratoire revient au premier plan du débat politique.

Invité sur LCI, Gérald Darmanin a avancé une proposition radicale : suspendre temporairement l’immigration régulière. Une idée qui relance les discussions sur l’équilibre entre besoins économiques, souveraineté nationale et cadre constitutionnel.
Sur le plateau de LCI, le ministre de la Justice a défendu l’idée d’une suspension de l’immigration régulière pendant une période de deux à trois ans. Cette mesure viserait principalement le regroupement familial et l’immigration de travail, avec la possibilité de maintenir certaines exceptions ciblées. Selon lui, cette pause permettrait de clarifier une politique qu’il juge aujourd’hui contradictoire.

Des exceptions prévues pour certains profils stratégiques
Gérald Darmanin a précisé que cette suspension ne serait pas totale. Des profils considérés comme indispensables, tels que les médecins, les chercheurs ou encore les étudiants, pourraient continuer à être accueillis. L’objectif affiché serait de préserver les secteurs essentiels tout en réduisant significativement les flux migratoires généraux durant la période concernée.
Mettre fin à une « contradiction » entre discours et besoins économiques

Le garde des Sceaux estime qu’il existe un décalage entre la volonté politique affichée de réduire l’immigration et la réalité des besoins en main-d’œuvre étrangère. Dans un contexte où le chômage demeure élevé, il juge nécessaire de suspendre temporairement ces entrées pour réévaluer les priorités nationales et redéfinir un cadre plus cohérent.
Vers une politique de quotas validée par référendum
À l’issue de cette période de suspension, Gérald Darmanin propose la mise en place d’un système de quotas migratoires. Le volume de ces quotas serait soumis à référendum, s’inspirant du modèle canadien. Cette approche viserait à associer directement les citoyens aux choix structurants en matière d’immigration, en conférant une légitimité populaire à ces décisions.










