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28 juillet 2026

Ils volaient l’argent des dons dans les églises du Nord-Ouest, trois hommes condamnés à de la prison ferme à Nantes

  • Et le troisième de deux ans et demi.
    Tous devront indemniser les diocèses victimes, dont les pertes cumulées sont estimées à près de 14 000 euros, incluant l’argent volé et les réparations des troncs forcés.
    La procureure de la République avait initialement requis des peines allant jusqu’à quatre ans de prison ferme, mais le tribunal a choisi des sanctions légèrement inférieures, estimant que les montants volés restaient modestes et que les prévenus avaient reconnu leur responsabilité.

  • Des explications qui peinent à convaincre

    À la barre, les trois hommes, issus de la communauté des gens du voyage, ont décrit leur périple comme une errance improvisée : « On partait d’Angers, on roulait sans but. On suivait les panneaux, sans savoir où on allait. »
    Interrogé sur le choix des églises, l’un d’eux a répondu calmement : « Je ne suis pas un cambrioleur, j’ai choisi les troncs car je pensais que c’était plus simple et qu’on ne faisait de mal à personne. »


    Pourtant, les paroisses touchées témoignent d’un réel préjudice moral et matériel. Les troncs, souvent anciens ou renforcés, sont coûteux à remplacer. « Ce n’est pas seulement l’argent, c’est aussi la symbolique. Ces dons représentent la générosité des fidèles », explique Antoine Plateaux, chancelier du diocèse de Nantes.

    Des églises fragilisées face aux vols répétés

    Ces faits soulignent les difficultés des paroisses à sécuriser leurs lieux de culte. Dans certaines communes, des systèmes de vidéosurveillance ont été installés, ou des troncs scellés au sol pour éviter qu’ils ne soient emportés. Mais le coût de ces installations reste souvent trop élevé, notamment pour les petites églises rurales.
    Dans plusieurs diocèses, les bénévoles s’organisent désormais pour relever régulièrement les troncs, parfois chaque jour, afin de limiter les tentations. Cependant, beaucoup de ces volontaires sont âgés, et les équipes trop restreintes pour assurer une surveillance constante.
    À Pontchâteau, par exemple, les fidèles ont décidé de vérifier le tronc quotidiennement après avoir constaté plusieurs effractions successives.

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