Des voix qui tempèrent leur soutien

D’autres militants, comme Jérôme, se veulent plus nuancés. S’il dénonce « une presse aux ordres des milliardaires », il reconnaît que toute formation politique doit rendre des comptes. « Que les journalistes fassent leur travail, tant que c’est étayé, je n’ai rien contre. » Un positionnement plus mesuré, qui n’élude pas les critiques, mais refuse l’acharnement.
Malaise grandissant chez certains partisans

Chez Esteban, jeune militant, le doute commence à poindre. Il confesse une gêne face aux témoignages accablants, notamment celui de l’ex-députée Danielle Simonnet, qui évoque un harcèlement moral appuyé de preuves. « C’est possible, tout comme ça peut ne pas l’être… », hésite-t-il. Pourtant, son attachement aux idées reste intact, balayant d’un revers de main les soupçons de dérive sectaire : « Mélenchon n’est pas un gourou. »
