Un contexte de révolte et de tension
Le prévenu avait reconnu être sorti dans la rue « pour se révolter » après le décès du jeune Nahel. Il avait déjà affronté et agressé des policiers avant de s’en prendre aux deux écoles. Devant la cour, il a toutefois affirmé que son intention n’était que de brûler des poubelles, une version jugée peu crédible par la présidente du tribunal. L’affaire a pris une tournure particulière car sa propre sœur était scolarisée dans l’un des établissements incendiés, ce qui a nourri la thèse d’une vengeance personnelle, bien que cette hypothèse n’ait pas été confirmée.
Une défense fragilisée par les circonstances
Son avocat a plaidé le manque de preuves matérielles directes, insistant sur l’absence de témoins formels capables de l’identifier comme l’unique auteur des incendies. Mais pour la justice, les éléments recueillis suffisaient à établir sa responsabilité. La condamnation est donc lourde : sept ans d’emprisonnement ferme avec maintien en détention, assortis d’une obligation d’indemniser les parties civiles. Le montant exact sera fixé une fois les travaux de reconstruction achevés.
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