Un an après les violences qui avaient embrasé plusieurs villes de France à la suite de la mort de Nahel, la justice a rendu son verdict dans l’affaire des incendies de La Verrière. Un jeune père de famille a été lourdement condamné pour avoir mis le feu à deux écoles, marquant un nouvel épisode judiciaire de ce drame collectif.
Mercredi 27 août 2025, le tribunal de Versailles (Yvelines) a condamné un homme de 25 ans à sept ans de prison ferme. Les juges l’ont reconnu coupable d’avoir volontairement incendié deux établissements scolaires de La Verrière en juin 2023, au plus fort des émeutes déclenchées après la mort de Nahel, tué par un policier dans les Hauts-de-Seine. Selon l’enquête, il aurait transporté plusieurs jerricans d’essence et des bouteilles en plastique pour alimenter les flammes, causant des dégâts considérables.
Un contexte de révolte et de tension
Le prévenu avait reconnu être sorti dans la rue « pour se révolter » après le décès du jeune Nahel. Il avait déjà affronté et agressé des policiers avant de s’en prendre aux deux écoles. Devant la cour, il a toutefois affirmé que son intention n’était que de brûler des poubelles, une version jugée peu crédible par la présidente du tribunal. L’affaire a pris une tournure particulière car sa propre sœur était scolarisée dans l’un des établissements incendiés, ce qui a nourri la thèse d’une vengeance personnelle, bien que cette hypothèse n’ait pas été confirmée.
Une défense fragilisée par les circonstances
Son avocat a plaidé le manque de preuves matérielles directes, insistant sur l’absence de témoins formels capables de l’identifier comme l’unique auteur des incendies. Mais pour la justice, les éléments recueillis suffisaient à établir sa responsabilité. La condamnation est donc lourde : sept ans d’emprisonnement ferme avec maintien en détention, assortis d’une obligation d’indemniser les parties civiles. Le montant exact sera fixé une fois les travaux de reconstruction achevés.