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28 juillet 2026

“Il va falloir arrêter d’appeler” : elle tente 9 fois le 18 avant de s’éteindre, seule…

Dès le premier appel, l’opérateur du SDIS 13 doute de sa sincérité : “Vous plaisantez ?”, lui lance-t-il, avant d’ajouter, cynique, qu’il “fallait y penser avant”. Lorsqu’elle rappelle, il se montre plus dur encore : “Il va falloir arrêter d’appeler. Vous croyez qu’on est des taxis ?”

Transférée vers le Samu, la victime est mise en attente pendant plus d’une heure avant de tomber sur un médecin. Ce dernier lui conseille… de “prendre un taxi” ou “d’appeler quelqu’un pour l’emmener aux urgences”, avant de lui raccrocher au nez. Pendant ce temps, Sylvia se vide de son sang.

Pire encore, l’opérateur du SDIS 13 transmet un message erroné au Samu, prétendant que la quadragénaire souffre de troubles psychiatriques. Le ton du personnel médical devient alors condescendant : “Vous allez mourir parce que vous vous faites dessus ? D’accord… Je pense que vous avez un problème, madame. Il va falloir voir un psychiatre.” Quelques heures plus tard, une voisine retrouvera le corps sans vie de Sylvia, recroquevillé sur son balcon.

Une double tragédie : la violence et la négligence

Le lendemain, l’onde de choc s’étend à toute la région. Samir M. est interpellé et mis en examen pour “violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner”. Mais une seconde enquête s’ouvre, tout aussi accablante : une information judiciaire contre X pour “non-assistance à personne en danger”.

“Ma sœur s’est fait fracasser par un malade, mais elle aurait pu être sauvée. Les pompiers, le Samu et la police n’ont pas fait leur travail”, accuse son frère, effondré. Pour la famille, la colère se mêle à l’incompréhension : comment un tel enchaînement de dysfonctionnements a-t-il pu se produire ?

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