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20 août 2026

Il suit ce conseil de ChatGPT pendant 3 mois et se retrouve aux urgences avec des hallucinations

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« Il prétendait que son voisin l’empoisonnait peut-être », relate le rapport médical publié dans l’Annals of Internal Medicine. L’homme multiplie les restrictions alimentaires et sombre dans une méfiance maladive. Malgré une soif intense qui le torture, il repousse systématiquement les verres d’eau. Sa peur : l’eau est contaminée.

Le personnel hospitalier assiste, impuissant, à une escalade inquiétante. Dans les 24 heures suivant son admission, le sexagénaire tente l’impossible : s’évader de l’hôpital. Les médecins n’ont d’autre choix que de le traiter pour psychose, sans encore comprendre l’origine de cette décompensation brutale.

Une fois stabilisé sous traitement psychiatrique, l’homme révèle d’autres symptômes troublants. Acné faciale sévère, soif excessive impossible à étancher, insomnies chroniques : le puzzle médical se complexifie. Les analyses sanguines vont bientôt révéler la véritable nature de cette intoxication mystérieuse, dont l’origine remonte à une consultation en ligne avec une intelligence artificielle.

Image d'illustration © ETREHEUREUX
Image d’illustration © ETREHEUREUX

Le Diagnostic Révèle Une Intoxication Au Brome 226 Fois Supérieure À La Normale

Les résultats tombent comme un couperet. Les analyses révèlent une concentration sérique de brome de 2260 mg/L dans le sang du patient. Un chiffre qui glace les médecins : les taux normaux sont inférieurs à 10 mg/L. L’homme présente une intoxication au brome 226 fois supérieure à la normale.

Le diagnostic s’impose : bromisme. Cette intoxication rare, largement documentée au XIXe siècle quand les sels de brome servaient de sédatifs, ressurgit en 2024 dans un contexte inattendu. Les symptômes s’emboîtent parfaitement : l’acné faciale qui défigure le visage, cette soif dévorante impossible à calmer, les nuits blanches qui s’enchaînent.

« Le patient a déclaré avoir remplacé le sel de table par du bromure de potassium en poudre », révèle l’équipe médicale. La source de l’empoisonnement émerge enfin. L’homme a substitué son sel de cuisine habituel par un produit chimique non destiné à la consommation alimentaire. Une poudre blanche qui ressemble au sel mais cache un poison redoutable.

Cette substitution mortelle ne relève pas du hasard ou de l’ignorance. Elle découle d’une recommandation précise, obtenue après consultation d’un « grand modèle de langage ». Les médecins remontent la piste : au vu de la chronologie, le patient a probablement utilisé ChatGPT 3.5 ou 4.0. Une intelligence artificielle qui a transformé une question anodine en prescription toxique.

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