Une affaire qui relance le débat sur les dérives du web
Cette affaire illustre, une fois de plus, les dérives morbides liées à la quête de visibilité sur les réseaux sociaux. Pour de nombreux experts en criminologie, les plateformes sont devenues le théâtre de défis toujours plus extrêmes, où le choc et la provocation deviennent des monnaies d’échange.
Les procureurs ont d’ailleurs rappelé que Hanson monétisait ses vidéos via des sites de streaming “underground”, où les contenus illégaux circulent sous couvert d’anonymat.
Si cette histoire semble inimaginable, un précédent tout aussi ahurissant avait défrayé la chronique en Espagne. En 2018, une serveuse d’une cafétéria de la gare de Barcelone avait été surprise en train d’uriner dans des plats de cuisine. Licenciée pour faute grave, elle avait pourtant obtenu gain de cause : le tribunal avait estimé que les images de vidéosurveillance, tournées dans un vestiaire, avaient été obtenues illégalement.
L’entreprise avait été contrainte de la réintégrer ou de lui verser 25 336 euros d’indemnités, selon le média catalan 324.cat.
