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10 juillet 2026

«Il parle comme Mélenchon» : Bruno Retailleau charge Dominique de Villepin après le lancement de son parti

Même ton de la part de Kevin Bossuet, chroniqueur sur CNews, qui l’accuse d’imposture : « Il se prétend de droite mais parle comme LFI. Il combat Israël, connaît mieux la vie des Qataris que celle des Français de Seine-Saint-Denis. Ce type est une farce. »

Paul Sugy, journaliste au Figaro, ironise également sur cette initiative, la qualifiant de « petite poloche pour nostalgique en mal de gloriole ». Une salve de critiques qui témoigne de l’hostilité d’une large frange conservatrice envers l’ancien Premier ministre, désormais perçu comme trop éloigné de ses racines politiques.

Des positions qui dérangent… même à droite

Depuis plusieurs années, Dominique de Villepin a multiplié les prises de position non-alignées, notamment sur le conflit israélo-palestinien ou la laïcité. Il avait déclaré que le port du voile islamique par des mineures n’était « pas forcément un signe de radicalisation », provoquant l’ire de ses anciens alliés.

Sa vision géopolitique, teintée d’universalisme et de critique des interventions occidentales, continue de susciter la controverse. Il s’est notamment opposé aux discours de fermeté affichés par la droite républicaine sur l’immigration, l’islam ou la sécurité.

Ainsi, même s’il se revendique toujours de droite, c’est aujourd’hui depuis une position très minoritaire qu’il s’adresse aux Français : celle d’un homme qui refuse les postures radicales, mais dont les références ne résonnent plus dans un climat politique dominé par les crispations identitaires.

La présidentielle en ligne de mire ?

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