
Le cortège est parti de l’immeuble où vivait la famille de Liroye, avant de rejoindre Fleury-les-Aubrais, là même où le garçon s’est effondré après le tir mortel. Sur place, les proches ont déposé des fleurs dans un silence pesant, seulement brisé par les sanglots. Sa mère, effondrée de douleur, s’est écroulée en pleurant après avoir laissé un bouquet. La scène a bouleversé l’assemblée, figée dans une émotion partagée.
La voix brisée de sa nièce
Au micro, Lindsay, sa nièce, née à seulement une semaine d’écart, a pris la parole. « C’était comme mon frère, on était toujours fourrés ensemble », confie-t-elle, la gorge serrée. Dévastée, elle avoue ne survivre désormais que pour sa mère : « Je n’en peux plus… Si je pouvais le rejoindre, je l’aurais rejoint. » Elle dénonce également les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, accusant Liroye d’être responsable de sa propre mort. Selon elle, il n’avait pas choisi d’être présent ce soir-là : « On l’a forcé à venir. »
Une mère qui défend l’image de son fils
À ses côtés, Christelle, la mère de l’adolescent, a tenu à rétablir une vérité : « On lit beaucoup de choses, mais Liroye n’était pas comme ça. C’était un bon garçon, toujours prêt à aider. » Elle assure avoir reçu de nombreux témoignages spontanés, venant même d’inconnus, rappelant la générosité du jeune homme : « Il portait nos courses, il aidait pour les papiers, il tenait la porte. »
Une réputation contestée par les réseaux sociaux

Sur Internet, certains messages ont relayé une version accusatrice, évoquant la participation de Liroye à des vols à la roulotte. Des propos insoutenables pour sa famille, qui s’élève contre ces jugements expéditifs. « Certains écrivent qu’il a eu ce qu’il méritait. Mais mettez-vous à la place de la famille… Il n’avait que 16 ans. Il ne méritait pas ça », répète sa mère, bouleversée.
