Alors que la condamnation judiciaire de Nicolas Sarkozy ravive les débats sur l’exemplarité des anciens chefs d’État, une question sensible agite discrètement la sphère politique : l’exclusion de l’ex-président de la République de l’ordre de la Légion d’honneur.

En déplacement à Madagascar, Emmanuel Macron s’est exprimé avec prudence, mais non sans livrer un avis personnel nuancé.
Interpellé le 24 avril par des journalistes sur l’éventuelle radiation de Nicolas Sarkozy de l’ordre de la Légion d’honneur, Emmanuel Macron a d’abord rappelé avec fermeté son devoir de réserve face aux décisions judiciaires. « Le président de la République que je suis n’a pas à les commenter », a-t-il répondu, citant le principe fondamental de séparation des pouvoirs. En tant que Grand Maître de la Légion d’honneur, le chef de l’État détient toutefois une autorité symbolique sur la question.
Une prise de position personnelle en filigrane

Malgré sa retenue institutionnelle, Emmanuel Macron a laissé transparaître son désaccord avec une éventuelle sanction symbolique visant son prédécesseur. « Je pense que ce ne serait pas une bonne décision », a-t-il déclaré, évoquant le respect dû à une figure élue par le peuple souverain. Pour lui, cette distinction doit aussi reconnaître le service rendu à la Nation, indépendamment des dérives ultérieures.

