Dans le livre Les derniers jours du Samouraï de Laurence Pieau et François Vignolle, Alain-Fabien Delon livre un témoignage glaçant sur la face cachée de son père. À travers des mots bruts, il décrit un homme violent, destructeur, capable d’explosions de rage insoutenables. Et pour la première fois, il accuse son père de violences physiques répétées contre sa mère, Rosalie van Breemen.
« Il lui a pété deux fois le nez, il lui a pété les côtes, il lui a pété les huit côtes… », détaille-t-il. Des faits qui, s’ils s’avèrent exacts, font voler en éclats l’image d’un Delon séducteur impassible, protecteur d’un certain honneur viril, pour révéler un homme autoritaire et brutal.
Des violences présumées jusqu’à sa dernière compagne

Mais l’accusation ne s’arrête pas là. Alain-Fabien évoque également les violences dont aurait été victime Hiromi Rollin, la dernière compagne d’Alain Delon, qui l’a accompagné durant les dernières années de sa vie. Selon ses propos, les coups étaient fréquents, et la menace bien réelle. Hiromi elle-même, dans le livre, déclare avoir été frappée à de nombreuses reprises, parfois à coups de pied. Plus grave encore : elle affirme qu’Alain Delon aurait tenté de l’étrangler et pointé une arme sur elle, en lui lançant : « Je vais te tuer. »
L’icône sous un nouveau jour

Ces témoignages marquent une rupture radicale avec l’image publique soigneusement façonnée d’Alain Delon. Acteur adulé, incarnation d’une virilité froide et maîtrisée, compagnon de femmes légendaires — Romy Schneider, Mireille Darc, Nathalie Delon —, il est désormais présenté comme un homme tyrannique dans l’intimité, dont les colères dépassaient parfois les bornes de la violence verbale.
