Des faux amis aux attitudes douteuses

Mais l’épisode le plus troublant du livre concerne un passage où Stéphane Tapie s’en prend aux « faux amis » de son père. Il décrit ces personnages qui, absents durant les épreuves, sont soudainement réapparus à l’annonce de la maladie pour, selon lui, se donner un rôle en public. « Ils se sont manifestés dès qu’ils ont appris que c’était la fin… Ça leur donnait de l’importance », dénonce-t-il. Il évoque particulièrement un chroniqueur amateur de bronzage artificiel, qui aurait multiplié les interventions médiatiques douteuses. Si aucun nom n’est cité, le portrait dressé pointe explicitement vers Bernard Montiel, personnalité bien connue du paysage audiovisuel français. Une accusation à peine voilée qui révèle la rancune d’un fils face à l’indécence de certains.
Un témoignage lucide et sans concession

Avec Comment te dire au revoir, Stéphane Tapie signe un récit à la fois thérapeutique et dénonciateur, oscillant entre mémoire familiale et critique d’un système médiatique où la sincérité se heurte souvent au spectacle. Il y raconte une perte, un cheminement, et une quête de vérité personnelle. « Ce livre m’a permis de dire ce que je n’ai pas su exprimer autrement », glisse-t-il. À travers ses mots, c’est une autre facette du clan Tapie qui se révèle, bien loin des projecteurs.
