Suivez-nous
10 juillet 2026

« Il est médiocre », Patrick Cohen, le chroniqueur d’Anne-Élisabeth Lemoine, fracassé par la mère d’Elias, adolescent tué en plein Paris

Le 24 janvier 2025, Elias, 14 ans, tombait sous les coups de machette en plein Paris. Un acte d’une violence inouïe, survenu dans un contexte encore flou, mais dont la brutalité ne laisse place à aucune atténuation morale. Pour sa mère, cette tragédie ne s’arrête pas à la mort de son enfant : elle se poursuit dans le traitement médiatique du drame.

Publicité

Invitée de l’émission « Punchline » sur CNews et Europe 1 ce jeudi 26 juin, la mère d’Elias a exprimé une colère froide et légitime, particulièrement à l’encontre des propos tenus récemment par Patrick Cohen sur France Inter. Le journaliste, lors d’un éditorial consacré aux violences urbaines, avait évoqué le meurtre du jeune garçon comme conséquence d’un refus de remettre son téléphone portable à ses agresseurs.

Une interprétation perçue comme une trahison

« Patrick Cohen prend parti. Il n’est pas juge, il n’était pas là, il ne connaît pas les faits », martèle-t-elle. Ce qu’elle lui reproche ? Avoir introduit une narration qui laisse entendre que si Elias avait cédé son téléphone, il serait peut-être encore en vie. Une lecture des faits qu’elle juge profondément injuste, voire insultante : « C’est comme dire qu’une femme violée ne l’aurait pas été si elle n’avait pas porté une jupe. »

Derrière cette analogie percutante, c’est toute une culture de la responsabilité inversée qu’elle dénonce. Elias n’était pas en tort. Il n’a pas « provoqué » sa propre agression. Il a été victime d’une violence gratuite, d’une sauvagerie que rien ne saurait relativiser.

« Entendre ça, cinq mois après la mort de notre fils, de la part d’un journaliste censé incarner la rigueur, c’est indécent », lâche-t-elle. Et son grief ne se limite pas à ce seul éditorial.

Une douleur nourrie par le silence des institutions

Car au-delà des mots, la mère d’Elias déplore un silence plus large, celui de la classe politique face à la multiplication des actes violents commis par des mineurs. Elle évoque une forme de cécité institutionnelle, une absence de réaction ferme face à l’escalade de la violence en bande organisée, qui laisse les familles endeuillées dans un isolement glaçant.

Voir la suite dans la page suivante ⬇⬇
Publicité
Partager sur Facebook