Ce n’est qu’à la suite d’un simple courrier envoyé à la mauvaise adresse que l’affaire a commencé à se dévoiler. Une enquête minutieuse a finalement permis de mettre au jour une fraude estimée à plusieurs centaines de milliers d’euros.
L’affaire a débuté de manière presque banale. En 2024, un habitant se présente dans les bureaux de Caisse primaire d’assurance maladie en Loire-Atlantique pour signaler qu’il a reçu un courrier qui ne lui était pas destiné.
Ce simple incident administratif va pourtant déclencher une enquête d’ampleur. Les agents remarquent rapidement que le dossier auquel correspond la lettre faisait déjà l’objet d’un signalement interne, ce qui les pousse à approfondir leurs vérifications.
En examinant le profil du bénéficiaire concerné, les services antifraude constatent un détail troublant : la photographie d’identité associée au dossier apparaît dans plusieurs autres fichiers d’allocataires.
Une dizaine de fausses identités créées
Les investigations prennent alors une nouvelle dimension. Le dossier est transmis aux enquêteurs spécialisés, notamment ceux de l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants, habitués à traiter des affaires complexes impliquant de faux documents.

Les policiers découvrent qu’un homme de 54 ans, de nationalité franco-allemande et résidant à La Baule, aurait mis en place un système particulièrement élaboré.
