Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, n’hésite pas une seconde. Ses services transmettent le dossier au parquet compétent dans les heures qui suivent la découverte de la vidéo. La gravité des faits impose une célérité exemplaire.
Le parquet confirme à l’AFP : une enquête a été ouverte « concernant des menaces de mort à l’encontre du président de la République ». Les termes juridiques sont sans appel. Les menaces proférées par le rabbin David Daniel Cohen contre Emmanuel Macron tombent sous le coup de la loi pénale.
Cette réactivité institutionnelle révèle l’ampleur du choc provoqué par cette vidéo. Les autorités prennent au sérieux chaque menace visant le chef de l’État, particulièrement dans un contexte géopolitique tendu où les positions françaises sur le conflit israélo-palestinien alimentent les passions.

Des Propos Haineux Qui Visent Aussi Les Palestiniens
Ce contexte géopolitique tendu révèle toute sa dimension quand le rabbin David Daniel Cohen étend ses attaques. Ses menaces contre Emmanuel Macron ne constituent que la pointe de l’iceberg d’un discours radical plus large.
Les Palestiniens deviennent ses cibles suivantes. Dans la même vidéo, il les qualifie avec mépris de « nomades de passage qui se sont installés là », en référence à Gaza. Ces mots traduisent une négation totale de leur légitimité historique sur cette terre.
Puis viennent les injonctions directes. « Je leur conseille vivement de se dépêcher de faire leurs bagages et de s’en aller, parce qu’ils ne pourront pas rester dans cette terre-là quoi qu’il arrive », lance-t-il avec une assurance glaçante. L’ultimatum est clair : les Palestiniens doivent partir.
