Encapsulée dans des cellules végétales, la FRIL est libérée lors de la mastication. En l’espace de 15 minutes, plus de 50 % de la protéine se diffuse dans la cavité buccale, piégeant les particules virales à la source, avant qu’elles ne puissent infecter d’autres personnes.
Cette stratégie permettrait d’agir directement sur la charge virale présente dans la salive, un levier décisif pour interrompre la chaîne de transmission.
Des résultats prometteurs contre le Covid, l’herpès et la grippe
Selon les travaux du professeur Henry Daniell, directeur du projet, les résultats obtenus sont spectaculaires. Des prélèvements salivaires et nasaux de patients atteints de Covid-19 montrent une réduction de plus de 95 % de la charge virale après utilisation du chewing-gum. Ces premiers résultats ont été jugés suffisamment solides pour que la FDA (l’agence américaine du médicament) autorise un essai clinique.
Mais les ambitions des chercheurs vont bien au-delà du SARS-CoV-2. L’équipe a également testé son chewing-gum sur les virus de la grippe saisonnière (H1N1, H3N2) et ceux de l’herpès (HSV-1, HSV-2). Là encore, les performances sont impressionnantes : jusqu’à 94 % des particules virales piégées pour les virus herpétiques, et plus de 95 % de neutralisation pour les virus grippaux.
Un produit sûr et simple d’utilisation

Ce chewing-gum antiviral a été conçu pour répondre aux normes de sécurité pharmaceutique définies par la FDA. Son mode d’administration, via la mastication, le rend accessible, discret et facile à utiliser, même en dehors d’un cadre médicalisé. Il pourrait ainsi compléter les dispositifs de protection classiques, notamment dans les lieux clos ou fortement fréquentés.
