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10 juillet 2026

“Gna gna gna” : Marine Le Pen à bout face à Thomas Sotto, elle le rembarre sèchement

Sur la question de la Légion d’honneur, Marine Le Pen a affiché une certaine irritation, dénonçant « les gna gna gna » et les sujets qu’elle estime secondaires. Elle refuse d’entrer dans la polémique, arguant que le fait d’avoir été président légitime, de facto, la distinction honorifique. « On ne peut pas lui retirer d’avoir été président de la République », tranche-t-elle, dans une formulation qui se veut définitive.

Une ligne de fracture jusque dans les rangs de la droite

De son côté, Gérald Darmanin, invité sur le plateau de C à vous, a tenté de minimiser la portée politique de la rencontre entre Bardella et Sarkozy. Selon lui, l’entourage de l’ex-président a évoqué « une discussion sur les relations humaines », sans enjeu partisan. Face à Pierre Lescure, qui insiste sur le caractère éminemment politique d’un tel échange, le ministre de l’Intérieur botte en touche, affirmant ne pas savoir ce qui s’est dit, mais rappelant que Sarkozy a toujours combattu le RN, quel que soit le contexte.

Ce rappel n’est pas anodin. Il vise à désamorcer toute interprétation d’un glissement sarkozyste vers l’extrême droite, à un moment où la droite classique peine à se positionner face à la montée en puissance du RN dans l’électorat conservateur.

Une opération de normalisation… sous surveillance

En arrière-plan, la rencontre entre Bardella et Sarkozy s’inscrit dans une stratégie plus large de « normalisation » du RN, amorcée depuis plusieurs années et désormais incarnée par le duo Bardella-Le Pen. En allant voir un ancien président de la République, le jeune chef du parti cherche à consolider une image d’homme d’État, apte à dialoguer au-delà des clivages, dans une logique de pouvoir. Mais cette ouverture n’est pas sans risque, notamment dans les franges les plus radicales du parti ou parmi ses électeurs les plus hostiles à l’héritage sarkozyste.

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