Une déclaration prononcée en 2024 ressurgit aujourd’hui avec force.

Dans un climat politique tendu, marqué par la mort de Quentin Deranque, les prises de position passées de Gabriel Attal refont surface. Sur CNews, Jordan Bardella a choisi d’en faire un symbole de responsabilité politique.
Lors des législatives de 2024, Gabriel Attal appelait sur France Inter à constituer un “barrage” contre le Rassemblement national. Dans cette logique, l’ancien Premier ministre affirmait qu’il fallait empêcher l’extrême droite d’accéder au pouvoir, quitte à soutenir des candidats de La France insoumise au second tour.
Ce positionnement, assumé à l’époque au nom du front républicain, est aujourd’hui réinterprété par ses adversaires. Dans un contexte de tensions accrues autour de LFI, ses propos sont désormais brandis comme un marqueur politique controversé.

Un climat politique bouleversé
Depuis la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, La France insoumise fait face à une séquence délicate, notamment en raison de l’implication présumée de militants liés à la Jeune Garde, dissoute en 2025. Cette situation a ravivé les critiques contre ceux qui, par le passé, avaient appelé à soutenir des candidats insoumis pour contrer le RN.
Gabriel Attal a rappelé que son objectif était d’éviter une majorité absolue au Rassemblement national. Il défend toujours le scénario d’un pouvoir parlementaire plutôt que celui d’un gouvernement d’extrême droite, estimant que sa prise de position relevait d’une stratégie institutionnelle.
Darmanin et Bardella relancent la polémique

Gérald Darmanin, sur CNews, a affirmé ne jamais avoir appelé à voter LFI contre quiconque, se démarquant ainsi de la ligne adoptée en 2024 par Gabriel Attal. Cette divergence a nourri les commentaires politiques.
De son côté, Jordan Bardella a saisi l’occasion pour remettre le sujet au centre du débat. Sur le plateau de CNews, face à Laurence Ferrari, le président du RN a ressorti une photo de Gabriel Attal prise lors de son interview à France Inter, afin de contextualiser ses propos et appuyer son accusation de responsabilité dans le climat actuel.
Une accusation de responsabilité politique
Jordan Bardella a estimé que ceux qui avaient appelé à élire des députés LFI portaient une part de responsabilité dans la situation actuelle. Selon lui, la multiplication de discours jugés outranciers contribuerait à un climat de violence politique.
Il a également présenté sa ligne en cas d’accession au pouvoir. Il a annoncé vouloir traiter les groupes qu’il qualifie de “milices d’extrême-gauche” avec une fermeté maximale, évoquant des mesures de dissolution et de judiciarisation.
Une confrontation idéologique assumée
La séquence illustre la polarisation croissante du débat politique français. Chaque camp s’efforce de rappeler les déclarations passées de ses adversaires pour en souligner les contradictions ou les conséquences supposées.










