
Une décision aussitôt attaquée par Marine Le Pen, bien décidée à transformer l’épreuve en bras de fer politique. Lors de sa conférence de presse parisienne, François Bayrou a confirmé qu’il solliciterait un vote de confiance le 8 septembre prochain afin de faire adopter son plan budgétaire pour l’année 2026. L’épreuve s’annonce périlleuse : l’exécutif joue sa survie parlementaire sur un texte qui cristallise déjà les oppositions. « L’ultime coup d’éclat » du maire de Pau, selon certains observateurs, pourrait se transformer en pari perdu si les équilibres politiques ne basculent pas en sa faveur.
La riposte immédiate de Marine Le Pen
Quelques minutes après la conférence, la présidente du Rassemblement national a dégainé un long message sur X. Elle accuse Bayrou d’ignorer la gravité de la crise économique après “huit années de macronisme” et rejette ses mesures qu’elle juge « injustes et inefficaces ».

La députée promet que son camp votera contre la confiance et réclame une dissolution de l’Assemblée pour « redonner aux Français le choix de leur destin ». Cette réaction a surpris certains proches du Premier ministre, qui imaginaient que le RN laisserait le gouvernement « faire le sale boulot » budgétaire avant de capitaliser sur le mécontentement populaire.
Des tensions croissantes avec le RN
D’après Politico, plusieurs soutiens de Bayrou constatent une évolution du ton de Marine Le Pen, désormais beaucoup plus offensive. « Les RN sont radicalisés. Ils sont sur une ligne no pasaran », confiait récemment un dirigeant de la majorité à Playbook. Cette fermeté réduit à néant l’espoir d’une abstention de dernière minute et conforte l’image d’un bloc d’opposition soudé, prêt à faire tomber le gouvernement.
