La pilule est d’autant plus amère que ces montants ne seront pas remboursés par les mutuelles. Chaque euro sort directement de la poche des malades. France Assos Santé martèle l’inégalité criante de cette mesure : « Quand le gouvernement dit : Ce n’est pas cher, c’est vrai pour quelqu’un qui gagne 6 000 € par mois. Mais pas pour un patient avec une retraite de 1 200 € ».
Ces nouveaux tarifs transforment chaque acte médical en équation financière. Le ministre Yannick Neuder justifie cette hausse par la nécessité de « faire prendre conscience que la santé a un coût ». Une conscience qui risque de peser lourd sur les plus fragiles.

La Colère Monte : « Une Odieuse Attaque Contre Les Malades »
Cette justification ministérielle fait bondir les syndicats et associations. La colère gronde dans tout le secteur de la santé. L’Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA) ne mâche pas ses mots et dénonce « une odieuse attaque contre les malades ». Le verdict tombe sans appel : « ce sont les malades qui vont trinquer ».
La fausse « responsabilisation qui aggrave les inégalités » fait particulièrement réagir. Dominique Corona, secrétaire général adjoint de l’UNSA, pointe du doigt la méthode autant que le fond : « C’est un véritable passage en force, en plein cœur de l’été, sans concertation ni débat public. La méthode est brutale, le fond est révoltant ».
L’extension inattendue à l’ensemble des franchises médicales a pris de court les associations d’usagers. Si le relèvement des plafonds était attendu depuis l’annonce de Catherine Vautrin le 15 juillet, cette amplification surprend et inquiète.
Même les pharmaciens redoutent les tensions. La Fédération des pharmaciens juge problématique l’idée d’un recouvrement des franchises directement au comptoir. Elle craint des conflits avec les patients, déjà échaudés par ces hausses.
