
De la gauche à la droite, des figures historiques aux visages émergents, le politologue a tout vu ou presque. Mais derrière la posture du commentateur chevronné, certaines affinités — et quelques inimitiés — n’ont jamais été totalement dissimulées.
À bientôt 85 ans, Alain Duhamel a traversé les époques politiques françaises sans jamais quitter le premier rang. Il a côtoyé — parfois de très près — des responsables aussi divers que Nicolas Sarkozy, François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann, Gabriel Attal ou encore Édouard Philippe. Une longévité rare, nourrie par une curiosité intacte et une discipline professionnelle assumée.
Déjeuner avec les politiques, une méthode revendiquée

Dans un entretien accordé à Le Parisien, Alain Duhamel rappelle une règle qu’il s’est toujours imposée : fréquenter les responsables politiques de tous bords. Non par goût mondain, mais par souci de compréhension et d’analyse. « Ce n’est pas pour le plaisir de partager un steak », précise-t-il, mais parce qu’un observateur sérieux ne peut se contenter de la surface médiatique.
Cette ouverture revendiquée connaît toutefois une limite claire : Marine Le Pen. Sur ce point, Alain Duhamel ne laisse planer aucune ambiguïté. Il affirme ne jamais avoir déjeuné avec la présidente du Rassemblement national, et surtout ne pas entretenir de relation personnelle avec elle. « Avec Marine Le Pen, on ne se parle pas », tranche-t-il, sans détour.
