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16 juillet 2026

Franc du collier à 85 ans, Alain Duhamel se paie Marine Le Pen : « De l’antipathie pour elle »

Une animosité personnelle revendiquée

Plus qu’une divergence idéologique, le politologue évoque une véritable animosité personnelle, réciproque selon lui. S’il a déjà échangé avec Jordan Bardella, le protégé de Marine Le Pen, le courant n’est jamais passé avec elle. « J’ai de l’antipathie pour elle, et inversement », confie-t-il, soulignant une hostilité ancienne et assumée.

Au fil des années, Alain Duhamel a souvent croisé Marine Le Pen sur les plateaux de télévision, lors d’interviews parfois tendues. S’il reconnaît qu’elle est devenue plus aguerrie et plus efficace, il estime toutefois qu’elle n’a pas gagné en profondeur politique. « Plus intéressante, je ne trouve pas », juge-t-il, considérant que son parcours n’a pas apporté l’enrichissement intellectuel qu’il attendrait d’une figure de cette stature.

Le débat de 2017, point de rupture marquant

L’hostilité ne date pas d’hier. Après le débat de l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2017 face à Emmanuel Macron, Alain Duhamel avait livré une critique particulièrement sévère. Il avait qualifié la prestation de Marine Le Pen d’« incroyablement polémique, destructrice, pas au niveau », dénonçant un registre injurieux et démagogique, loin d’un débat constructif attendu à ce niveau de responsabilité.

Le politologue n’a pas non plus épargné les changements de ligne idéologique de la cheffe du RN, notamment sur la question de l’euro. À ses yeux, ces revirements relèvent davantage de l’opportunisme électoral que d’une stratégie politique solidement pensée. Plus récemment encore, il a mis en doute sa maîtrise des dossiers, estimant qu’elle n’avait pas démontré un travail approfondi sur le fond.

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