La question du « barter »

France Télévisions réfute toute irrégularité. Contactée par l’AFP, l’entreprise assure qu’« pas un euro d’argent public » n’a été mobilisé pour ces hébergements. Le groupe invoque la pratique du « barter », un mécanisme consistant à échanger des prestations – ici des nuitées – contre des espaces publicitaires invendus. Selon la direction, il s’agirait d’une méthode courante, légale et répandue dans le secteur des médias, ne générant aucune dépense budgétaire directe.
Le syndicat sceptique
Du côté de la CFE-CGC, le ton est nettement plus critique. Son représentant, Jean-Jacques Cordival, estime qu’il était « grand temps que la justice se penche sur ce dossier ». L’avocat du syndicat, Me Pierre-Olivier Lambert, a indiqué attendre que Delphine Ernotte-Cunci soit entendue personnellement. Les plaignants doutent de la réalité d’un simple échange publicitaire contre des chambres d’hôtel quatre étoiles, jugeant l’opération peu transparente.
