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11 juillet 2026

Fin du thermique en 2035 : la pression s’intensifie de plus en plus

Une industrie sous pression et en perte de vitesse

Les constructeurs ne sont pas en reste face à cette équation économique complexe. À marche forcée, ils ont entamé leur mutation industrielle, réduisant la production thermique pour se concentrer sur l’électrique. Résultat : des volumes de production en net recul, sans que le segment électrique ne compense encore pleinement cette perte.

Face à cette impasse, des acteurs majeurs du secteur appellent à la flexibilité. BMW et Mercedes, fers de lance de l’industrie allemande, plaident désormais pour un assouplissement du calendrier. Ils souhaitent une cohabitation prolongée entre motorisations 100% électriques et hybrides ou thermiques décarbonées.

Vers une remise à plat du calendrier européen ?

La voix des constructeurs n’est plus isolée. Laurent Favre, directeur de l’équipementier OPmobility, a récemment appelé à “remettre le consommateur final au cœur de la stratégie”. Selon lui, l’Europe ne peut ignorer la demande réelle du marché sous peine d’affaiblir davantage son tissu industriel.

Un changement de ton notable : là où les industriels soutenaient hier à l’unisson le virage de 2035, ils demandent aujourd’hui de la souplesse. Ce revirement, dicté par la réalité économique et les doutes des automobilistes, pourrait bien forcer Bruxelles à réévaluer son calendrier, ou du moins ses modalités d’application.

L’avenir du thermique suspendu à la réalité du marché

À ce stade, la date de 2035 n’est pas officiellement remise en cause, mais les fissures s’élargissent. Ce qui semblait être un cap ferme devient désormais un horizon soumis à condition. Le succès de la transition dépendra désormais moins de la volonté politique que de l’adhésion concrète des citoyens et de la capacité du marché à suivre.

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