À l’approche de l’Aïd el-Fitr, de nombreux parents s’interrogent sur la possibilité de laisser leur enfant manquer l’école pour célébrer cette fête religieuse en famille.

En France, la loi prévoit un cadre précis pour ces absences liées aux convictions religieuses. La fin du mois de Ramadan est marquée par la célébration de Aïd el‑Fitr, souvent appelée « fête de la rupture du jeûne ».
Cette journée débute généralement par une prière collective avant de laisser place à des moments de partage en famille, des repas festifs et des visites chez les proches.
En France, plusieurs millions de personnes participent chaque année à ces célébrations. Pourtant, contrairement à certains pays à majorité musulmane, l’Aïd el-Fitr n’est pas un jour férié dans le calendrier scolaire français.
Cette situation amène de nombreux parents à se demander s’ils peuvent autoriser leur enfant à manquer l’école ce jour-là.
L’obligation d’assiduité scolaire

Le principe général posé par le Code de l’éducation est clair : les élèves doivent assister à tous les cours inscrits à leur emploi du temps.
Cependant, ce principe d’assiduité s’inscrit dans un cadre plus large fondé sur la laïcité et la liberté de conscience.
Le système scolaire français reconnaît en effet le droit des familles à pratiquer leur religion, tant que cela reste compatible avec le bon fonctionnement de l’école.
Une circulaire qui encadre les absences religieuses
Une circulaire publiée en 2004 par le Ministère de l’Éducation nationale précise les règles applicables.
Ce texte indique que des autorisations d’absence peuvent être accordées aux élèves pour participer aux grandes fêtes religieuses qui ne coïncident pas avec un jour de congé scolaire.
Ces dispositions concernent plusieurs religions : musulmane, juive, orthodoxe, bouddhiste ou encore arménienne.
Dans ce cadre, l’Aïd el-Fitr figure bien parmi les fêtes pouvant justifier une absence exceptionnelle à l’école.
Une absence possible sous certaines conditions

Même si cette possibilité existe, l’absence ne doit pas être automatique.
Les règles de l’Éducation nationale rappellent que ces autorisations doivent rester ponctuelles et ne pas perturber la scolarité de l’élève.
Concrètement, les parents doivent informer l’établissement scolaire à l’avance.
Cette démarche peut être faite simplement :
par un mot dans le carnet de correspondance
PUBLICITÉ:ou par un courriel adressé à l’école.
Dans la plupart des cas, il suffit de préciser que l’absence est liée à la célébration de l’Aïd el-Fitr pour qu’elle soit considérée comme justifiée.
Des limites prévues par la réglementation
L’administration précise toutefois que les absences répétées ou prolongées peuvent être refusées. Si elles perturbent l’apprentissage de l’élève ou l’organisation de l’établissement, le chef d’établissement peut décider de ne pas les autoriser. Par ailleurs, les établissements scolaires sont encouragés à éviter d’organiser des examens importants lors des grandes fêtes religieuses reconnues.









