L’élue parisienne va encore plus loin en affirmant que « l’on est dans la fin d’un monde » et qu’il faudrait désormais prendre pleinement conscience des transformations environnementales en cours pour pouvoir y répondre.
Elle critique les réponses apportées par le gouvernement
Sandrine Rousseau reproche notamment à l’exécutif de ne pas avoir accompagné ses premières annonces budgétaires de mesures suffisamment importantes concernant l’adaptation aux risques climatiques.
La députée cite plusieurs pistes qu’elle souhaiterait voir davantage développées. Elle évoque notamment la restauration des petits cours d’eau, le développement des zones humides ou encore des aménagements permettant aux sols de mieux absorber et conserver l’eau.
À ses yeux, les événements de cet été auraient dû provoquer une accélération des décisions dans ces domaines. Elle dénonce ainsi ce qu’elle considère comme une « forme d’indigence du gouvernement » dans sa gestion de la crise climatique.
Les incendies au centre de ses préoccupations
Les importants feux ayant touché plusieurs territoires français font également partie des sujets soulevés par Sandrine Rousseau. Concernant notamment l’incendie dans les Landes, elle dénonce une sous-estimation du risque climatique et de son évolution.
Pour répondre plus efficacement aux incendies de grande ampleur, la députée défend une coopération renforcée entre les États européens. Son idée serait de disposer d’une véritable capacité européenne de sécurité civile, susceptible d’être mobilisée très rapidement lorsqu’un pays est confronté à une catastrophe majeure.
Une telle organisation permettrait, selon elle, de concentrer rapidement des moyens humains et matériels importants dans les régions les plus touchées. Sandrine Rousseau considère que l’absence d’une réponse de cette ampleur constitue un manque dans l’action menée sous la présidence d’Emmanuel Macron.


