La campagne municipale à Menton prend un tour plus tendu. Ce dimanche 15 février, un candidat a dénoncé des actes de vandalisme visant son local électoral.

Tags insultants et affiches ciblées ont marqué les esprits, relançant le débat sur les dérives du climat politique. Louis Sarkozy, engagé dans la course aux municipales à Menton, a annoncé avoir saisi la justice après la dégradation de sa permanence électorale. La façade de son local a été visiblement détériorée, comme en témoignent les clichés qu’il a diffusés sur le réseau social X. L’incident, survenu dans la nuit ou au petit matin, a rapidement suscité des réactions parmi ses soutiens.
Sur les images publiées, on distingue un tag injurieux inscrit sur la vitrine. Plusieurs affiches ont également été apposées à proximité immédiate, visant non seulement le candidat lui-même, mais aussi son père, l’ancien président Nicolas Sarkozy. Les messages, particulièrement virulents, comportaient notamment les mentions « Fils de prisonnier » et « laisse Menton tranquille ». Ces inscriptions traduisent une volonté d’atteindre personnellement le candidat, au-delà du simple affrontement politique.
Une plainte déposée et une condamnation ferme
Face à ces dégradations, Louis Sarkozy a choisi de porter plainte. Dans un communiqué diffusé à la presse et relayé sur Instagram, il a dénoncé des actes qu’il qualifie d’inacceptables. Il a affirmé condamner “avec la plus grande fermeté” ces méthodes, estimant qu’elles n’avaient pas leur place dans un débat démocratique.

« Rien ne justifie la violence ni l’intimidation dans le débat démocratique », a-t-il insisté, soulignant que la confrontation politique devait rester dans le cadre des idées et des programmes. Le candidat a également réagi aux attaques visant son père, déclarant que ces tentatives de déstabilisation « disqualifient nos adversaires plus que lui-même ». Il a conclu en affirmant qu’il ne renierait jamais son héritage familial.
Un climat de tension qui dépasse Menton
Ces dégradations ne constituent pas un cas isolé. Plusieurs permanences de campagne, appartenant à des candidats de sensibilités politiques différentes, ont récemment été prises pour cible à travers le pays. Le phénomène semble s’inscrire dans un contexte national de crispation électorale, où les rivalités se traduisent parfois par des actes de vandalisme.

Le même jour, à Lille, le député La France insoumise Aurélien Le Coq a également annoncé son intention de saisir la justice après la détérioration de son local de campagne. Cette multiplication d’incidents interroge sur la capacité du débat public à se maintenir dans des formes apaisées à l’approche des échéances municipales.
À Menton, l’affaire pourrait marquer un tournant dans la dynamique de la campagne. La plainte déposée par Louis Sarkozy devrait permettre l’ouverture d’une enquête afin d’identifier les auteurs des faits. Les forces de l’ordre devront établir les responsabilités et déterminer s’il s’agit d’un acte isolé ou organisé.










