La montagne séduit par sa beauté et sa promesse d’aventure, mais derrière les panoramas majestueux se cache un terrain de risques réels. Chaque année, les secouristes doivent intervenir pour sauver des randonneurs imprudents, souvent mal préparés, parfois inconscients des dangers. Pourtant, ces interventions, coûteuses, restent intégralement prises en charge par l’État.
En France, les secours en montagne sont gratuits, qu’ils soient effectués par la gendarmerie de haute montagne (PGHM), les CRS, les pompiers spécialisés (GRIMP ou GMSP) ou la Sécurité civile. Qu’il s’agisse d’une opération pédestre ou aérienne, la facture n’est jamais adressée à la victime. Seule exception : les domaines skiables, où une assurance spécifique est fortement recommandée. Mais cette générosité publique a un coût. L’heure de vol d’un hélicoptère atteint plus de 5 000 euros, selon la préfecture des Pyrénées-Atlantiques. Un effort considérable pour les finances publiques, dans un contexte où le nombre d’interventions reste très élevé.
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