Ne pas répondre systématiquement à quelqu’un, détourner ostensiblement le regard, l’écarter d’une conversation ou ne jamais prendre en considération ses interventions peuvent constituer différents comportements d’exclusion. Leur répétition peut avoir des conséquences émotionnelles importantes pour la personne qui les subit.
Des travaux scientifiques consacrés à l’ostracisme ont montré que le fait d’être délibérément ignoré constitue une expérience susceptible d’être douloureuse. L’être humain accordant une importance considérable à son appartenance sociale, le sentiment d’être volontairement exclu peut affecter l’estime de soi et le sentiment d’appartenance.
Il existe donc une différence importante entre une personne qui évite une interaction en raison de sa propre anxiété et quelqu’un qui utilise volontairement l’indifférence pour exclure un tiers. Un même comportement visible peut ainsi correspondre à des motivations psychologiques très différentes.
Des micro-comportements qui influencent les relations sociales
L’exclusion ne passe pas toujours par des paroles explicites. Elle peut apparaître dans une multitude de comportements ordinaires : éviter constamment le regard d’une personne, ne jamais lui répondre, l’interrompre ou l’écarter systématiquement d’un groupe.
Pris séparément, ces gestes peuvent sembler insignifiants. Leur répétition peut cependant modifier profondément la manière dont une personne perçoit sa place au sein d’une relation ou d’un environnement social.

