Interpellé sur la vente d’une entreprise française stratégique, Roland Lescure a répondu frontalement aux critiques venues de l’opposition.

Entre défense d’une économie ouverte et garanties imposées par l’État, le ministre a assumé une ligne qu’il juge cohérente avec la souveraineté industrielle. Mercredi, Jordan Bardella avait dénoncé ce qu’il qualifiait de « grande braderie » après la cession de LMB Aerospace à un groupe américain. Devant la presse, Roland Lescure a vivement réagi.
Il a contesté la légitimité du dirigeant du Rassemblement national à donner des leçons en matière de souveraineté économique, soulignant, selon lui, un décalage entre discours politique et réalité industrielle.
Une allusion aux propos de Jean-Luc Mélenchon

Le ministre a également répondu aux attaques de Jean-Luc Mélenchon, qui l’avait accusé de trahir les intérêts nationaux. Roland Lescure a ironisé sur cette critique, évoquant les positions du leader insoumis sur les importations énergétiques, qu’il juge contradictoires avec la notion de souveraineté.
Défense d’une économie ouverte mais encadrée

Sur le fond, le ministre a rappelé la ligne du gouvernement : favoriser l’investissement privé tout en maintenant un cadre strict. Il a insisté sur le rôle des capitaux privés dans l’économie, rejetant l’idée d’un modèle entièrement nationalisé prôné par certains courants politiques.
Les conditions imposées pour la vente de LMB Aerospace
La cession de LMB Aerospace, entreprise impliquée dans la fabrication de composants pour des équipements stratégiques, n’a pas été autorisée sans garanties. L’État a exigé plusieurs garde-fous : une action préférentielle permettant de bloquer certaines décisions, le maintien de la production sur le territoire français, ainsi que des engagements concernant les contrats sensibles.










