Interférence politique
La semaine dernière, M. Bitar avait rencontré deux juges français afin de discuter de son enquête, selon ce qu’une source judiciaire avait alors déclaré à l’AFP. Les organismes publics se sont montrés réticents à coopérer avec l’enquête, qui a débuté le même mois que l’explosion.
Le prédécesseur de Bitar comme juge principal a été écarté de l’affaire en février 2021 par un tribunal qui mettait en doute son impartialité car son domicile avait été endommagé lors de l’explosion.
Le parlement a refusé de lever l’immunité accordée aux législateurs, et les demandes de Bitar visant à interroger de hauts responsables de la sécurité ont été rejetées. Le Ministère de l’Intérieur n’a pas non plus donné suite aux mandats d’arrêt délivrés par Bitar, ce qui a encore affaibli sa quête de responsabilité.
Cette explosion du 4 août 2020 au port de Beyrouth a tué plus de 200 personnes et détruit des pans entiers de la capitale. Selon les autorités, des tonnes d’engrais au nitrate d’ammonium stockées au hasard dans un entrepôt du port depuis 2014 avaient pris feu, causant l’explosion.
