Dans ce texte diffusé le 5 mai, la SDJ estime que les prises de position éditoriales d’Eugénie Bastié ne seraient pas compatibles avec le rôle attendu dans une émission politique de France 2. Le communiqué souligne notamment ses positions jugées conservatrices et souverainistes.
L’organisation considère également que ses interventions médiatiques et ses publications sur les réseaux sociaux relèveraient davantage du commentaire engagé que du traitement journalistique traditionnel.
Au-delà du cas d’Eugénie Bastié, la SDJ a aussi exprimé des réserves concernant la présence de Marc-Olivier Fogiel, évoquant un possible problème de cohérence lié à ses activités au sein du groupe M6. Le texte critique plus largement le recours à des personnalités extérieures alors que, selon ses auteurs, de nombreux journalistes compétents travaillent déjà au sein de France Télévisions.
Eugénie Bastié répond publiquement aux critiques

Face à cette polémique grandissante, Eugénie Bastié a choisi de réagir publiquement ce vendredi 8 mai 2026 lors de son passage dans l’émission de Pascal Praud sur CNews et Europe 1.
La journaliste a reconnu avoir été affectée par les critiques formulées à son encontre. Elle a notamment expliqué avoir été blessée par le terme employé par la société des journalistes pour la qualifier.
Eugénie Bastié a défendu son parcours professionnel en rappelant ses nombreuses années de travail au Figaro, ainsi que les centaines d’articles et d’émissions auxquels elle a participé depuis le début de sa carrière.
Elle a également insisté sur la diversité des sujets et des invités qu’elle a eu l’occasion de traiter au fil des années, estimant que son activité ne pouvait être réduite à une simple posture idéologique.
Selon elle, les critiques dont elle fait l’objet reposeraient sur une vision caricaturale de son travail journalistique. La chroniqueuse affirme ainsi revendiquer pleinement son statut de journaliste et d’éditorialiste.

