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29 juillet 2026

« Et pourquoi pas… ? » : la proposition de François Bayrou

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Autour de la table, ses alliés politiques — François Bayrou, Gabriel Attal, Édouard Philippe et Bruno Retailleau — scrutent l’avenir incertain d’une majorité au bord de la rupture. Ce déjeuner du 2 septembre, organisé à la hâte, avait tout d’un conseil de guerre politique. François Bayrou, affaibli mais toujours influent, arrive le visage fermé. Il sait que ses jours à Matignon sont comptés. Le président, lui, espère encore conjurer l’inévitable chute du gouvernement. Selon un conseiller de l’Élysée, « le ton était grave, les échanges francs, parfois durs ». Emmanuel Macron voulait sonder ses alliés sur deux hypothèses : un accord élargi avec la gauche modérée, ou, à défaut, la dissolution de l’Assemblée nationale.

L’idée d’une coalition élargie… et les réticences qu’elle suscite

Le chef de l’État évoque la possibilité d’un rapprochement avec les socialistes, dans l’espoir de reconstituer une majorité stable autour d’une “coalition de responsabilité”. Mais l’idée rencontre un accueil glacial. Gabriel Attal, à la tête du parti Renaissance, redoute un effondrement de l’électorat centriste. Édouard Philippe, prudent, rappelle que toute alliance avec la gauche « brouillerait définitivement la ligne politique » du macronisme. Quant à Bruno Retailleau, représentant de la droite républicaine, il balaie la proposition d’un revers de main : « Ce serait une reddition, pas une ouverture. »

Le président prend note, sans insister. L’hypothèse d’une dissolution surgit alors dans la discussion, presque comme un aveu d’impuissance. Mais là encore, aucun des convives ne la juge viable. « Dissoudre maintenant, ce serait donner le pouvoir à Marine Le Pen », lâche Édouard Philippe, visiblement irrité.

Le nom d’un successeur pour “sortir de l’ornière”

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