
Le préjudice estimé : plusieurs centaines de milliers d’euros, pour un enrichissement frauduleux dépassant les deux millions. Tout est parti d’un signalement de la CPAM des Yvelines, qui a détecté des anomalies dans les facturations d’un cabinet dentaire du Mantois. Des soins onéreux apparaissaient en surnombre, au point de faire naître les soupçons d’une fraude organisée. Rapidement, la gendarmerie a pris le relais, confirmant que certains patients, venus pour de simples caries, se retrouvaient facturés pour des implants, uniquement sur le papier.
Des documents truqués et des paiements occultes

L’enquête a révélé un système sophistiqué reposant sur de faux documents et des clichés d’imagerie médicale retouchés pour justifier des actes inexistants. Parallèlement, des paiements en espèces auraient été encaissés sans jamais être déclarés, alimentant une trésorerie occulte. Le préjudice pour l’Assurance maladie a été chiffré à 500 000 €, tandis que le bénéfice criminel de la fraude atteindrait près de 2,3 millions d’euros.
Le luxe pour blanchir l’argent

Une partie des fonds détournés aurait servi à financer des achats personnels. Selon les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Versailles, des montres de luxe auraient notamment été acquises en liquide afin de blanchir l’argent perçu illégalement. En tout, 1,4 million d’euros d’avoirs criminels ont été saisis au cours des investigations.
