Pour Éric Antoine, le débat dépasse largement la question alimentaire. Il considère l’exploitation animale comme « la première violence », celle qui s’inscrit dans les habitudes dès l’enfance et structure inconsciemment nos comportements. Il rappelle que les jeunes enfants, face à un cochon ou un agneau, éprouvent spontanément de l’affection, pas l’envie de les consommer. À l’inverse, les fruits provoquent naturellement le désir de manger. Pour lui, cette contradiction doit être interrogée : « On met cette violence dans la tête, le corps et la bouffe de nos enfants. »
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