Plus que l’hôpital, c’est l’établissement scolaire qui concentre les critiques de la famille. Les parents estiment que les procédures internes n’auraient pas été respectées, malgré de multiples alertes. Ils affirment avoir sollicité de l’aide à plusieurs reprises avant le passage à l’acte survenu le 3 janvier, sans obtenir de réponse jugée suffisante.
La version du collège Saint-Louis
Contactée par l’AFP, Marie Caroline Hamon-Vinet, déléguée générale de l’enseignement catholique de Loire-Atlantique et porte-parole du collège-lycée Saint-Louis, livre une lecture différente. Elle indique que la situation de l’adolescente était identifiée dès la sixième, suivie au sein de l’établissement et coordonnée avec des partenaires médicaux. Elle précise également qu’un changement de classe avait été mis en place.
Harcèlement ou conflit entre élèves ?
L’établissement se montre toutefois prudent sur les termes employés. « Nous ne parlerons pas de harcèlement, car c’est une qualification juridique », explique la représentante, évoquant plutôt un conflit entre élèves, comme il en existe à l’adolescence. Une position qui contraste avec le ressenti de la famille et alimente le débat sur la reconnaissance et le traitement du harcèlement scolaire.
Un drame qui fait écho à d’autres suicides
Ce décès rappelle tragiquement celui de Camélia, 17 ans, survenu une semaine plus tôt en Seine-et-Marne, après des dénonciations de harcèlement. Deux enquêtes avaient alors été ouvertes, dont l’une pour « harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider ». Des affaires qui soulignent la gravité d’un phénomène persistant et la difficulté à y répondre efficacement.
