La loi d’orientation des mobilités, un tournant en 2026
Cette tendance devrait s’accentuer avec l’application renforcée de la Loi d’orientation des mobilités prévue pour 2026. Le texte impose notamment la suppression des places de stationnement situées dans un périmètre de cinq mètres en amont des passages piétons. Déjà testée dans certaines villes, cette mesure vise à améliorer la visibilité et la sécurité des piétons, mais elle entraînera mécaniquement la disparition de milliers de places en zone urbaine.
Sécurité des piétons, priorité des pouvoirs publics

Pour les autorités, l’enjeu est avant tout sécuritaire. En dégageant les abords des passages piétons, l’objectif est de réduire les accidents, notamment impliquant des enfants ou des personnes âgées. Les municipalités auront jusqu’à la fin de l’année 2026 pour déployer cette règle, avec une mise en œuvre progressive selon les quartiers et les contraintes locales.
Des habitudes forcées à évoluer
Pour les conducteurs, ces nouvelles dispositions impliquent une adaptation contrainte des pratiques quotidiennes. Stationner plus loin, payer davantage ou renoncer à la voiture pour certains trajets devient, dans de nombreux cas, inévitable. Une transition parfois vécue comme brutale, en particulier dans les zones où les transports alternatifs restent insuffisants.
