Emmanuel Macron en faveur d’un État palestinien… sous conditions

Dans ce climat dramatique, le président Emmanuel Macron a pris position pour la création d’un État palestinien, tout en excluant la participation du Hamas. Invité de l’émission C à Vous le 9 avril, il annonce envisager une reconnaissance officielle de la Palestine d’ici juin. Deux jours plus tard, il clarifie sa pensée sur le réseau X (ex-Twitter) : « Oui à la paix. Oui à la sécurité d’Israël. Oui à un État palestinien sans le Hamas. »
Un message jugé tardif par certains, mais symboliquement fort à l’échelle diplomatique. En France comme ailleurs, cette déclaration soulève des débats sur le rôle de la communauté internationale dans un conflit devenu l’un des plus sanglants de notre époque.
L’indignation virulente de Yaïr Netanyahou

La réponse ne tarde pas. Yaïr Netanyahou, fils du Premier ministre israélien, dégaine une invective violente à l’encontre du chef de l’État français. Dans un tweet lapidaire, il écrit : « Va te faire foutre ! », provoquant un tollé. Mais le jeune homme, connu pour ses excès de langage, ne s’arrête pas là. Il enchaîne avec une série de piques : « Oui à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, de la Corse, de la Polynésie française, du Pays basque […] », accusant la France de néo-impérialisme.
Un discours provocateur qui rompt avec toute forme de diplomatie classique, et qui aggrave un peu plus les tensions entre Paris et Tel-Aviv. En soutien discret, son père Benyamin Netanyahou réagit lui aussi en ligne.
Netanyahou père désavoue partiellement, mais soutient sur le fond

Le Premier ministre israélien a rapidement pris la parole pour répondre à Emmanuel Macron. S’il désapprouve publiquement le ton employé par son fils — « inacceptable à mes yeux » —, il ne désavoue en rien le fond de sa pensée. « Nous n’accepterons pas de leçons de morale sur la création d’un État palestinien », affirme-t-il.
