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11 juillet 2026

Emmanuel Macron : cette phrase menaçante que lui lançait souvent sa grand-mère

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À travers quelques anecdotes bien senties, on découvre un chef d’État au rapport trouble avec son adolescence, hanté par des maximes familiales et soutenu, dès l’enfance, par celle qui deviendra sa compagne et partenaire de route, Brigitte Macron. C’est une phrase qui résonne comme un aveu brutal : « Je n’ai jamais été un adolescent. Je n’aime pas les adolescents. Je ne les comprends pas. » Loin du président maître de ses mots, Emmanuel Macron lâche ici une vérité crue, presque désarmante. Il ne s’agit pas d’un simple rejet générationnel, mais d’un positionnement existentiel : celui d’un homme qui s’est toujours perçu à contretemps.

Cette déclaration prend une portée particulière lorsqu’on se souvient qu’il a rencontré Brigitte Macron à l’âge de 15 ans, dans le cadre d’un atelier de théâtre qu’elle animait au lycée La Providence d’Amiens. Un âge auquel il se décrivait déjà comme « en décalage », préférant l’univers des adultes à celui de ses pairs. Et c’est peut-être là que tout commence : dans cette incapacité à épouser les codes d’une jeunesse dont il s’est toujours senti étranger.

Une phrase de grand-mère comme fil conducteur

Dans l’entretien rapporté par Emmanuel Carrère, une formule revient avec insistance : « Bon, tout le monde au lit. Passez la nuit que vous méritez. » Une sentence que le président tient de sa grand-mère, une figure fondatrice de son éducation, souvent évoquée dans ses récits personnels. À la fois tendre et sévère, cette injonction trahit une certaine rigueur morale, une façon de responsabiliser chacun à sa manière, dès le plus jeune âge.

Carrère y voit un symbole : celui d’un enfant qui, dès ses premiers pas, a été sommé d’être à la hauteur. Une exigence, presque une posture, qui aurait modelé son tempérament, façonné sa trajectoire, et peut-être forgé sa résilience politique.

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